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 Les équipées de Velan : La fuite.

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Deaklan

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MessageSujet: Les équipées de Velan : La fuite.   Ven 11 Avr - 13:13

« Je ne ressens rien », ce sont les mots que l'homme redoutait le plus. Les uns après les autres, il voyait la volonté de ses camarades s'effondrer comme un château de cartes. Il en avait peur, bien plus que des coups de fouet de ses maîtres. Travailler à la forge était à la fois épuisant et angoissant. Entendre ces cris d'agonie à chaque martèlement de marteau lui donnait des sueurs froides. Le froid. Une sensation que Velan connaissait bien. La première fois qu'il vit ces étranges feux bleus, un soupçon de joie émergea en lui pour vite mourir lorsqu'il réalisa que même ces flammes magiques étaient glacées, comme le reste de ce domaine démoniaque. Les grondements incessants de l'orage au-dessus des pics enneigés ne le gênaient plus, ces vrombissements faisaient autant partie de lui que ses lourdes chaînes.

— Lurog, depuis combien de temps suis-je ici ? Demanda l'impérial à son voisin de prison.
Lurog était un orque. Il était déjà présent lorsque les laquais de Molag Bal emmenèrent Velan Hayn. Bien qu'ils ne s'étaient jamais vu, leurs geôles étaient suffisamment proches pour entendre ce que l'autre disait. Une complicité entre les deux prisonniers naquit très vite au fil du temps. Parfois, Lurog ne rentrait pas avant des jours, et lorsque c'était le cas, Velan ne pouvait espérer de lui qu'une respiration rauque pendant des heures. Des heures qui paraissaient des mois. Il arrivait même à l'humain de partager ses rations avec son complice quand les choses tournaient mal.
— Je ne sais pas. Trois semaines tout au moins.
— Par les dieux, comment ai-je pu devenir ainsi en si peu de temps...​
L'impérial n'avait plus que la peau sur les os. Ses bras ressemblaient à des racines noueuses desséchées. Son visage était marqué par la peur, saupoudré de fatigue. Il n'avait même plus la force de prier ses dieux, et il ne s'en voulait pas. Eux qu'il avait vénéré toute sa vie, eux qu'il protégeait à chaque instant, l'avaient abandonné au moment où il en avait le plus besoin. « Les dieux ne sont que des enfants capricieux jouant avec une fourmilière », pensait-il.
— Demain, je n'irai pas à la forge. Interpella Lurog calmement.
— Que-quoi ? Imbécile, chuchota Velan, si tu n'obéis pas ils te massacreront ou pis encore !
— J'ai parlé avec un bréton là-bas. Il compte s'échapper. Si je pars avec lui, j'aurai une chance de rejoindre l'Alliance.
— Tu comptes t'enfuir de cet enfer pour rejoindre la guerre ? T'ont-ils aspiré la cervelle ou as-tu décidé de te moquer de moi ?
— Je suis sérieux, petit Homme. Viens avec nous. Seul, Tamriel pourrait être pire qu'Havreglace. L'Alliance pourra te protéger et je retrouverai les miens.​
Velan marqua une pause avant de continuer :
— Et quel est ton plan, exactement ?
— Je ne sais pas, le bréton n'a pas voulu m'en dire plus, peur que je me fasse interroger par l'ennemi.​
Alors que les deux individus complotaient, un garde surgit de l'ombre et leur adressa la parole dans un ton amical qui les mit mal à l'aise. Le deadra portait une amure noire comme une nuit d'encre. Ses cornes étaient rougies par une flammèche qui dansait au niveau de son front. La créature arborait un sourire malsain couplé à ses yeux vitreux emplis de rage. Elle empestait le sang et le souffre.
— Mes chers amis, dit-il en joignant les mains en geste de prière, cela me brise le cœur de vous savoir si mal accueilli que vous désirez ardemment nous quitter. Sommes-nous de si mauvais hôtes ? Le démon s'approcha de l'impérial, s'agenouilla enfin d'être à la même hauteur que son visage et continua à voix basse, un susurre dégoulinant de provocation et d'amusement : Je vous promets que dès demain, nous veillerons à renforcer nos règles de conduite auprès du personnel. Nous vous garantissons que vous ne le regretterez pas.​
Puis l'animal infâme disparut silencieusement dans les ténèbres du corridor. Les yeux écarquillés et tétanisé, Velan redoutait la journée de demain, car il se pouvait qu'il n'en connaisse nulle autre.

***

« Debout larve putride, on t'attend au fourneau ! » réveilla Velan avec l'agréable sensation d'un coup de botte dans l'estomac. Comme chaque matin, une créature hideuse venait le tirer de sa léthargie à grands coups de pieds et de voix rocailleuses. La chose était voûtée et chétive, elle devait compenser avec un caractère aussi charmant si elle voulait un tant soit peu d'écoute des prisonniers.
Pressé par son bourreau matinal, l'homme essaya tant bien que mal de se relever. il se sentait plus fatiguer encore que les jours précédents. Et c'était normal. En sortant de la cellule, il se rendit compte que son voisin d'en face, un argonien, était toujours là à somnoler. D'ordinaire, Velan était réveillé par le vacarme des gardes qui venaient chercher l'amphibien, et on ne venait le chercher lui que bien plus tard, lui laissant le temps de terminer sa nuit. Cette fois-ci, on l'avait sorti bien plus tôt et cela ne lui disait rien qui vaille.
Arrivé dans le tunnel principal, le peloton qui escortait le pauvre bougre s'arrêta net. Un silence inquiétant emplissait l'intestin démoniaque. Même les « coquilles », comme aimait décrire Velan les êtres sans émotions ni consciences qui étaient détenus ici depuis bien trop longtemps, semblaient cette fois le regarder avec pitié.

— Avance, siffla un garde de sa langue fourchue, au bout du couloir ouvre la porte.​
Bien que peu enclin à l'obéissance, le prisonnier n'avait pas le choix et se mit en route. Il faisait de plus en plus chaud, et le chemin semblait interminable. De temps en temps, une fenêtre lui offrait une bouffe d'air gelé et lui permettait de contempler le royaume de Molag Bal. Parmi l'une d'entre elles, il avait une vue imprenable sur les taudis qui servaient de villages aux « coquilles » et autres damnés moins récalcitrants. Certaines baraques, entourées de gardes, brûlaient d'un feu bleu immense, laissant jaillir des petits êtres bleutés courant dans touts les sens afin d'éteindre les flammes. L'espace d'un instant, Velan était plutôt content de sa cellule.

« Ça y est », se disait-il. Il était enfin arrivé devant la tant redoutée porte de fin. Il poussa de toutes ses forces l'énorme bloc noir qui s'ouvrit dans un bruit assourdissant. Les mains posées sur les genoux en train de reprendre son haleine, le conquérant de la porte n'avait pas remarqué le comité d’accueil qui se tenait devant lui.
— J'espère que vous avez fait bon voyage.​
Velan sursauta. Cette voix, il la reconnaîtrait entre milles : le garde d'hier !
Apeuré, le malheureux voulut faire demi-tour. Hélas, un ogrim s'était interposé entre lui et son tunnel de rédemption.

— Allons, allons, je commence à croire que fausser la compagnie d'autrui est là votre plus grande passion, ricana le garde toujours dans ce ton insupportablement amical. Prenez donc un siège et détendez-vous.​
Velan sentit deux mains gantées se poser telles des serres sur ses épaules et l'obligèrent à s’asseoir. Le siège émit un son guttural puis comme le bruit d'un estomac qui gargouille, avant de laisser des espèces de menottes jaillir du dossier et des accoudoirs qui enlacèrent le sans-âme à sang. Velan gémit de douleur, les chaînes qui l’oppressaient semblaient vivantes. Elles remuaient, lâchaient des bruits visqueux, on aurait dit des vers s'agglutinant en troupeau.
— Bien, maintenant que vous êtes confortablement installé, continua la créature en posant une main sur le dossier, je vous propose de faire un choix : soit vous nous dites où se trouvent les rebelles, à cette instant le deadra s'approcha de son oreille et prit un ton plus angoissant, soit tu crèves comme la chiure de ton espèce le mérite.​
L'impérial commençait à paniquer. Il ne savait rien de ces prétendus rebelles, mis à part ce que Lurog lui avait confié. Et inutile dans parler, son tortionnaire avait déjà suivi toute la conversation. Pourtant, l'espoir n'avait pas encore totalement abandonné le garçon : si ces démons s'intéressaient tant à ces rebelles, c'est qu'ils en avaient peur, d'autant plus que cela signifiait que quelqu'un avait réussi à s'échapper. Subitement, ses pensées se tournèrent vers son compagnon orque. Peut-être avait-il réussi. peut-être était-il déjà en Tamriel. Velan regrettait de ne pas l'avoir écouté.
— Alors ?! Hurla l'être infâme, où sont-ils ? Où est Lyris Titan !
— Qu-mais j'en sais rien, moi ! Vous n'avez pas la bonne personne ! Mais saloperies de merde, je ne suis qu'un soldat moi, comment voulez-vous que je sach-Argh !​
Une douleur insoutenable lui compressa les organes. Ses chaînes frémirent et s'activèrent de plus belle.
— Arrête de nous prendre pour des abrutis, humain, nous savons que tu complotais hier soir. Crache le morceau, animal, ou on te broie les boyaux !​
Soudain, une explosion spectaculaire retentit et le sol se mit à trembler, faisant perdre équilibre aux touts puissants drémoras de la pièce.
— Seigneur ! Dit un garde près de la fenêtre, il y a une brèche dans le mur de la prison ! Les mortels s'échappent !​
Cette fois-ci, Velan était bien décidé à sauter sur l'occasion. Ce vacarme dehors, cette explosion titanesque, aucun doute, l'heure de la rébellion a sonné.

A suivre.

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MessageSujet: Re: Les équipées de Velan : La fuite.   Lun 14 Avr - 13:20

Et alors? La suite!
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MessageSujet: Re: Les équipées de Velan : La fuite.   Mar 15 Avr - 14:02

Le tocsin rugit dans les entrailles du donjon. Il n'était pas sans rappeler les cris d'agonies d'une bête mourante. En peu de temps, des pas lourds et métalliques se firent entendre à travers les murs humides du bâtiment. Des régiments entiers étaient déployés afin de mater les rebelles. Les drémoras tortionnaires s'éparpillaient çà et là, donnant des ordres aux uns et recevaient des instructions des autres. Ils étaient si affolés qu'ils oublièrent le petit Velan.
Le temps passait et l'homme était toujours seul, pâle comme la mort. Sa chaise vivante avait continué d'aspirer son sang depuis le début. Il sombrait peu à peu dans l'inconscience lorsqu'on vint percuter la porte.
« Là ! », retentit une voix grave. Libéré de ses chaînes, Velan tomba entre des bras verdâtres.

— Lurog, est-ce toi ? Articula-t-il en peinant à lever la tête.
— Silence camarade, nous venons t'aider. Lizbelle et Azzim, partaient devant, on se rejoint aux égouts.
Les couloirs étaient jonchés de cadavres. La plupart étaient des prisonniers. La vue de ces corps mutilés empestant donnait la nausée à l'impérial qui continuait de s'appuyer sur l'épaule de son ami.
Le groupe atteignit rapidement l'étage du dessous. Bien que celui-ci était composé essentiellement de cellules, un silence malsain régnait sur les lieux.

— Comment ont-ils osé... Murmura l'argonien du groupe. Les esclavagistes avaient écorché un nombre incalculable de prisonniers et les avaient pendu par les pieds dans le couloir. Une véritable haie d'horreur qu'ils durent traverser en poussant, balançant et parfois même en regardant les plus petits d'entre eux dans le blanc vitreux des yeux décolorés.
— La magie du sang, répondit tristement Lurog, ces abjects démons paieront pour ceci, amphibien.
— Ma femme était parmi eux...

Alors que les prisonniers parcouraient les derniers étages sans trop de résistance, une explosion jaillit d'un énorme mur en face d'eux. Dans la poussière et les gravas se tenait un silhouette imposante. Arme contre l'épaule, elle s'avança et interpella d'une voix autoritaire les quatre individus :
— Suivez-moi, on a besoin de renforts au front ! S'écria Lyris Titan.

(Suite plus tard, je manque d'inspiration !)

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MessageSujet: Re: Les équipées de Velan : La fuite.   Mar 15 Avr - 18:27

Merci pour la suite. Tu as bien raison quand on manque d'inspiration il ne faut pas forcer les choses, laisser reposer est la meilleure recette! Wink
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